Parallèlement à l’organisation du marché des Tisserands de Varaignes, une exposition à thème regroupe des membres de l’association et des invités.
en 2024, le thème était : Reprises repriseS



Parallèlement à l’organisation du marché des Tisserands de Varaignes, une exposition à thème regroupe des membres de l’association et des invités.
en 2024, le thème était : Reprises repriseS



Notre projet de création d’une filière laine pour la revalorisation de la laine de brebis est en bonne voie de développement.
Nous sommes heureux de vous annoncer que Thérèse Kohler a acquis une grange de 200 m2 sur la commune d’Echourgnac, qui est actuellement en cours de rénovation. Ce bâtiment spacieux pourra accueillir toutes les machines nécessaires à la valorisation de la laine, une fois les travaux terminés.


Le toit a déjà été entièrement remanié, des cloisons ont été abattues et une chappe en béton sera coulée prochainement pour pouvoir installer notre cardeuse, qui pèse pas moins de 30 tonnes. Nous avons également prévu un drainage autour du bâtiment pour empêcher les eaux de ruissellement de s’infiltrer à l’intérieur.

Un plancher a été mis en place pour accueillir des métiers à tisser dans notre futur atelier de tissage. Deux escaliers ont été fixés pour faciliter l’accès à l’étage où nous pourrons stocker la laine brute et lavée, ainsi que les sacs de Fertilaine, notre transformation innovante d’une partie de la laine brute en granulés fertilisants.


Nous avons déjà stocké une machine à feutrer et un métier à tisser de 2m50, qui nous permettront de tisser de grands tapis. Notre objectif est de proposer des stages de tissage et de feutrage à l’usage des professionnels et des amateurs, afin de partager notre savoir-faire et notre passion pour la laine.

Nous souhaitons également inciter d’autres éleveurs à rejoindre notre association, afin de ne plus perdre la laine des brebis, mais de la valoriser ensemble. Nous croyons fermement que la collaboration et la mutualisation des ressources sont les clés d’une filière laine durable et prospère.
Chaque année, le pittoresque village de Varaignes, niché au cœur de la Dordogne, se transforme en un véritable paradis pour les passionnés de tissage et de filage.
L’édition 2023 du marché des Tisserands, un événement incontournable pour les amoureux des arts textiles organisé par l’Association Fils et métiers, n’a pas fait exception.
Pendant le week-end de la Pentecôte, la cour du château et les alentours se sont animés au rythme des navettes de tissage et des rouets, offrant aux visiteurs une expérience unique de l’univers du tissage et du filage traditionnels.
Artisans talentueux, démonstrations, ateliers pratiques et produits d’exception étaient au rendez-vous pour célébrer la richesse et la diversité de ces savoir-faire ancestraux. Les visiteurs ont eu l’occasion de rencontrer, d’échanger et de se laisser inspirer par les tisserandes et les fileuses. Ils ont également pu découvrir les dernières tendances et techniques en la matière, tout en profitant de l’ambiance conviviale et chaleureuse de ce marché d’exception.
Comme chaque année, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cet événement en tenant le stand de Faire et Fil.
Voici un petit reportage photo de ce beau week-end.



Thèrése présentait notre travail de collaboration et de valorisation de la laine de ses moutons.
Des nombreuses pelotes filées main pour le tissage des tapis ainsi que de la laine cardée par nos soins étaient à vendre. De grands tapis ont trouvé leur place d’exposition ainsi que des tapis de dimension moyennes avec des fils insérés de couleurs végétales .



Pour la première fois, j’ai participé au mois de juin à l’exposition de Fils et Métiers au marché des Tisserands à Varaignes. Le thème de cette année était « Reprises, repriseS »

Par cette création, j’ai essayé d’exprimer les différents sens que » Reprises, repriseS » représentaient pour moi.
La chaîne est double : une chaîne en lin qui représente la couche de fond et une 2ème chaîne en lin flammé me permettant de faire une fenêtre superposée, dans laquelle je peux glisser des matières ou tisser des matières différentes. J’ai utilisé 2 ensouples pour équilibrer les tensions.

La 1ère fenêtre exprime un raccommodage textile .
La 2ème fenêtre utilise du papier végétal à base d’ortie et papier shifu , pourquoi ne pas repriser avec ce que l’on a sous la main…
La 3ème fenêtre représente la reprise musicale, avec insertion de papier musique, comme les reprises rituelles de la vie…
La 4ème fenêtre exprime la reprise d’un végétal. Même dans des conditions difficiles, la nature reprend ses droits…

La 5ème fenêtre utilise du fil fantaisie de papier coloré pour exprimer la reprise de la vie, après une période morose.
La 6ème fenêtre reprise sur(prise) , la lumière renaît après l’obscurité.

Dans la vie tout est reprise…que ce soit les rituels de la vie… la répétition : imitation et restitution d’un énoncé (d’une parole, d’une phrase musicale ou d’un geste…), remémoration et reconstitution d’une situation, ré exploration et renouvellement d’un état…

Voici la sur prise: Les papiers colorés évoquent le renouveau après une période sombre, qui aboutit à la lumière…mais sans la prise pas de lumière….

Et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir le premier prix du jury, je n’en revenais pas, car de nombreuses pièces exposées me paraissaient bien répondre au thème.
En parallèle au tissage de mes tapis en laine rustique, j’aime travailler des fils fins comme la soie par exemple. Vous allez découvrir plusieurs réalisations créées ces derniers temps.

Voici plusieurs étoles tissées en laine mérinos et soie.


Il est intéressant de voir qu’avec une même chaîne, les couleurs peuvent changer complètement le tissu.
Voici plusieurs étoles en damassé.
La technique du damassé est basée sur une alternance d’effet chaîne et effet trame. On retrouve souvent des damiers dans le tissu, ce qui donne du relief à la surface.

Dans ce petit film, vous verrez l’arrivée, le déchargement et l’installation de notre cardeuse professionnelle. Elle est maintenant opérationnelle. A nous de faire nos premières expériences.

La voilà, elle est enfin arrivée cette belle cardeuse, attendue depuis 1 an et demi. Et même plutôt que prévu. Dans cet article, vous allez découvrir son installation.

C’est Werner Spycher, le vendeur et Erik le transporteur qui se sont déplacés depuis la Suisse en camion et remorque pour nous l’amener.
Après 14h de voyage, ils sont arrivés à bon port à Eygurande.
Le déchargement fut impressionnant et délicat, mais le beau temps était avec nous.

Ce fut la première étape de déchargement, quand on sait qu’elle pèse 3 tonnes!
Le Manitou conduit par Jean-Michel permit de l’amener dans le local, prévu à son utilité.

Après bien des efforts de ripage et de mise à niveau, la cardeuse est maintenant bien centrée dans le local .



Il ne restait plus qu’à la mettre en route : le moteur démarra au quart de tour. Après tous les points de huilage effectués, nous avons mis une toison grise lavée la semaine précédente et écharpillée par nos soins.
Et c’est à travers les 11 rouleaux de carde que notre laine s’enroula sans effort autour du tambour arrière, en une belle nappe grise, prête à être filée.

Le résultat fut concluant , mais il faudra que l’on fasse nos expériences.

Que de moments intenses et excitants avons nous eu pendant ces 2 jours!
Nous ne pouvons que remercier tous les participants à notre collecte participative, nos partenaires, nos amis pour tout l’aide apportée à la réalisation de ce projet.

Mais c’est maintenant que l’aventure va commencer…
Un tapis de 1m sur 3 m m’a été commandé lors du confinement. Il s’agissait de tisser des bandes de laine feutrées provenant de restes de nappes en feutre aiguilleté machine.
Les nappes ont été découpées en bandes de 2,5cm et tissées de manière aléatoire.
Le résultat a donné un résultat très gonflant et moelleux




Voici un tapis avec un motif tissé fil à fil.
Ce motif représente un pilou : sorte d’écluse en bois que l’on trouve souvent dans les étangs de la Double. Cet instrument permet l’écoulement de l’eau et sert à vidanger les étangs.


Le tissage du motif se fait en soulevant les fils de chaîne à la main. Après chaque passage de trame, je fais un passage en toile avec un fil de lin pour solidifier le tapis.

C’est lors de diverses manifestations agricoles, artisanales ou patrimoniales, que nous avons l’occasion d’exposer et de vendre nos tapis (de 150 à 400 euros selon les dimensions).

Ces manifestations se déroulent dans la Double et à proximité.

Les tapis sont réalisés sur un métier suédois de marque Glimakra de 150cm de largeur. La chaîne est en lin, fibre transformée en Suède. J’espère bientôt pouvoir me procurer cette matière en France.

Ces tapis sont de dimensions diverses, en laine filée main de couleur naturelle.
Vous pouvez voir ci-dessous quelques tapis produits depuis 2018 :



La couleur grise provient d’un mélange cardé de toison noire et blanche.



